Pređi na glavni sadržaj

Voici le texte que j'ai lu à la cérémonie :


Bonjour à tous,


Merci à chacun et chacune d’être là aujourd’hui.

Votre présence compte énormément pour nous.

Elle nous rappelle à quel point elle était entourée, aimée, 

et combien elle a compté dans la vie de tant de personnes.

Je voudrais remercier sa famille, ma famille, ses collègues, ses amis, ainsi que toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin et de partager un morceau de sa vie.

Merci également à celles et ceux qui l’ont soignée, accompagnée et entourée avec attention et bienveillance.

Merci pour vos mots, vos souvenirs, vos gestes, vos attentions. 

Dans cette épreuve si douloureuse, votre présence et votre soutien nous apportent du réconfort.

Aujourd’hui, je ne sais pas si je vais avoir la force de terminer ma lecture. 

Je ne sais pas non plus si j’ai choisi les bons mots, les bons moments,

 j’ai tellement de choses à dire, et je n'ai pas le talent de Christine pour les écrire.

Je voudrais simplement parler de Christine comme je l’aime. 

 

Il y a vingt-sept ans, nous nous rencontrons au collège Youri Gagarine à Trappes.

Depuis ce jour, nous avançons ensemble. Nous partageons une vie. 

Nous construisons une famille.

 

Christine est une femme belle, douce, souriante, rayonnante, merveilleuse.

Mais sa beauté n’est pas seulement celle de son visage ou de son sourire.

C’est surtout cette lumière qu’elle porte en elle et qu’elle transmet autour d’elle.

Christine est une femme lumineuse.

Elle a aussi cette petite touche de folie qui donne de la saveur à la vie. Elle sait rire, s’émerveiller et rendre les choses plus vivantes.

Avec elle, la vie n’est jamais tout à fait ordinaire, elle est extraordinaire.

 

Christine est profondément intelligente.

Elle a été trois fois admissible à l’agrégation,

dont deux fois alors qu’elle était enceinte, tout en travaillant à plein temps 

et sans pouvoir préparer les oraux comme elle l’aurait souhaité.

Elle est travailleuse et courageuse.


Mais ce qui me frappe chez elle, ce n’est pas seulement son intelligence ou ses réussites.

C’est sa simplicité.

Un jour, un inspecteur lui a dit :

**« Madame, votre cours est un chef-d’œuvre. »**

Elle en était heureuse, bien sûr, 

mais elle ne s’en est jamais vantée.

Elle est brillante sans jamais être prétentieuse.

Elle possède beaucoup de connaissances et un vocabulaire savant sans jamais chercher à se placer au-dessus des autres.

 

Christine est aussi une femme croyante.

Plusieurs années après notre rencontre,

elle ressent le besoin de me suivre dans la foi.

Elle choisit alors de faire sa première communion, 

puis de recevoir le sacrement de confirmation, en 2015.

J’ai l’honneur d’être son parrain.

Je garde de cette période le souvenir d’une Christine curieuse, désireuse de comprendre, de questionner et d’approfondir sa foi. 

Elle accompagnera à la confirmation chacune de nos filles.

 

Christine est professeur d’histoire-géographie depuis trente ans.

Ce métier lui correspond,

 parce qu’elle aime apprendre,

 raconter et transmettre.

Elle possède une immense culture.

Avec ses élèves, elle est attentive et profondément bienveillante.

Elle sait voir celui qui doute, celui qui se sent perdu.

Et elle sait que l’on peut parfois changer une vie simplement en regardant quelqu’un et en lui disant : **je crois en toi.**

 

Elle me posait souvent la question "si tu pouvais aller n'importe ou, ou serais tu heureux d'aller",

je lui répondais toujours "la où tu es."

Christine aime découvrir le monde et nous le faire découvrir.

Elle prépare les voyages avec soin, prend le temps de rechercher les lieux qui permettent d’apprendre et de comprendre.

Pour elle, un voyage doit raconter une histoire.

Elle aime particulièrement Venise, où nous retournons plusieurs fois avec nos filles.

 

Christine est aussi une très grande lectrice.

Elle aime les mots, leur précision, leur beauté.

Elle peut lire jusqu’à cinquante-cinq livres dans une année.

Elle lit souvent la nuit ou dès qu’elle trouve quelques minutes. 

Elle peut lire plusieurs livres en même temps.

C’est sa passion.

Pour elle, lire n’est jamais simplement tourner des pages.

Un livre doit lui apprendre quelque chose, lui apporter une idée, une émotion, une réflexion. 

Elle passe beaucoup de temps pour les choisir.

Camus, Proust, Hugo, Zola sont parmi ses auteurs préférés.

Chaque écrivain a un style et crée une musicalité qu’elle cherche et qu’elle reconnaît.


Christine peut relire plusieurs fois une seule phrase parce qu’elle la trouve belle.

Elle l’écrit dans un cahier, puis vient me voir et me dit :

**« Écoute comme c’est beau. »**

Et elle me la lit.


À la maison, Christine écrit aussi des citations qu'elle colle sur le frigo.

J’en ai notamment gardé une de Patrick Modiano, extraite de *Voyage de noces* :

> « Il arrive qu’un soir, à cause du regard attentif de quelqu’un, on éprouve le besoin de lui transmettre, non pas une expérience, mais tout simplement ces détails disparates, reliés par un fil invisible qui menace de se rompre, et que l’on appelle le cours d’une vie. »

 

Cette phrase me fait penser à Christine.

Parce qu'elle a ce regard attentif.

Elle est sensible et généreuse.

Elle sait écouter. Vraiment écouter.

Quand quelqu’un lui parle, elle est présente.

Elle ne cherche pas immédiatement à parler d’elle. Elle ne prépare pas sa réponse pendant que l’autre parle.

Elle écoute. Et elle retient.

Elle possède une immense mémoire.

Elle connaît tant de détails de chacune de vos vies. 

Et les gens le sentent.

Avec Christine, on se sent écouté.

On se sent considéré.

On se sent important.

Elle ne cherche pas à impressionner.

Elle est simplement là. Et elle fait du bien.

C’est sans doute pour cela qu’elle a autour d’elle tant d’amis qui lui sont attachés, 

des amitiés qui continuent de vivre et de compter, même lorsque les chemins de la vie ont parfois éloigné les uns des autres.

Parce qu’avec Christine, quelque chose reste.

 

 

Christine est fille unique et a toujours voulu une grande famille

Nous avons eu en plus de Margerie 29 ans quatre filles :

Claire, 24 ans.

Clothilde, 21 ans.

Constance, 19 ans.

Et Aliénor, 16 ans.

Elles sont au centre de sa vie.

Christine est une mère qui donne tout.

Elle les accompagne à six heures du matin à la gare.

Elle fait tout ce qu’elle peut pour leur faciliter la vie.

Et même lorsqu’elle est malade, même lorsqu’elle souffre, ses filles passent avant elle.

Christine donne beaucoup parce qu’elle aime beaucoup.

Un jour, elle m'a dit :

**« Être parent, c’est l’abnégation. »**

Et cette phrase, elle ne fait pas que la dire.

Elle la vit.

Je veux que mes filles sachent aujourd’hui une chose que leur maman leur montre chaque jour :

**vous êtes aimées d’un amour immense.**

 

Christine est nostalgique de son passé et attachée aux lieux qui en portent les souvenirs.

Elle a écrit dans un carnet : « Je suis certaine que les lieux restent habités par ceux qui les ont occupés autrefois, aussi longtemps que nous nous en souvenons. »

Christine adore sa mère et admire son père. Elle dit souvent :

« Je dois tout à mes parents. »

Elle avait aussi écrit : « À chaque fois que je passe le seuil, rue Thiers à Boulogne, je fais l’expérience de la madeleine de Proust, sans jamais avoir l'impression de perdre la saveur de cette douceur. »

En 2011, elle m’a fait découvrir la maison où son père est né, à Kernescop, en Bretagne. Elle m’a fait aimer ces lieux et cette maison que j'ai aimé restaurer avec elle. 

Nous y avons passé dix étés merveilleux, dans ce petit coin qu’elle appelait « son petit paradis ».

J’espère que, elle aussi habite encore un peu ces lieux, à travers les beaux souvenirs que nous y avons laissés.


Et puis la maladie arrive.

Pendant dix-huit mois, Christine se bat avec une force et un courage immenses.

Mais surtout, elle ne veut pas que nous la regardions comme une malade.

Elle ne veut pas que la maladie devienne ce qui la définit.

Christine et moi, nous ne nous sommes jamais préparés à ce jour.

Il nous est juste arrivé de pleurer ensemble, sans dire de mot.

Un jour, elle écrit dans un carnet :

**« Je promets de ne plus pleurer. »**

Alors elle continue à vivre.

Elle continue à rire, à sortir, à faire plaisir.

Elle continue à être mère.

Elle continue à être épouse.

Elle continue à être Christine.

Elle essaye toujours de se montrer sous son meilleur jour, même lorsque cela lui demande énormément d’efforts.

Je sais qu’il y a la douleur.

La fatigue.

Et la peur.


L’une de ses grandes peurs est de ne pas connaître l’avenir de ses filles.

Elle s’inquiète de ne pas pouvoir les accompagner encore, de ne pas voir leurs vies se construire.

Et moi, je la rassure comme je peux.

Je lui dis : **« Tu le sais déjà ce qu'elle vont devenir. »**

Parce que je sais qu’elle leur a donné l’essentiel.

Tout ce qu’elle est.


Malgré les difficultés, nous avons partagé des moments de bonheur jusqu'au bout.

Je pense à ce restaurant, à Locquémeau, le 9 août.

Nous sommes ensemble, face à la mer.

Elle regarde la vue et dit que c’est beau.

Elle déguste ses huîtres.

Elle sourit. Elle est heureuse.

Et je veux garder cette image. Christine qui trouve que la vie est belle.


Et puis il y a ce que Christine représente pour moi.

Elle n’est pas simplement la femme avec qui je partage ma vie.

Elle est celle qui, depuis vingt-sept ans, me donne le goût de vivre.

Celle dont je connais les regards, les sourires, les habitudes, les idées, les petites manies.

Celle avec qui je partage les bonheurs, les joies, les difficultés, les discussions, les projets, les inquiétudes.


Et il y a une chose que je n’oublierai jamais.

Son regard.

Quand Christine me regarde, ses yeux brillent.

Elle me donne le sentiment d’être important.

Pas important pour le monde.

Important pour elle.

Dans son regard, je sens que je compte.

Je sens que je suis aimé.

Alors, tout ce que j'ai fait pour elle c’était pour qu’elle me regarde.


Si je devais retenir une chose qui définit Christine plus que toutes les autres, ce serait sa manière d’aimer.

Christine sait aimer.

Elle sait aimer passionnément.

Et moi, pendant vingt-sept ans, j’ai la chance immense d’être aimé par elle.


Nous nous sommes mariés le 26 février 2025.

Elle souhaitait prendre mon nom. Mais je lui ai dit que je préférais accoler son nom au mien.

Je ne savais pas alors que le fait que je change moi-même de nom lui ferait autant plaisir. Cela l’a beaucoup touchée.

Aujourd’hui, je suis heureux et fier de porter son nom, Quéau L’Hostis, comme une manière de continuer à avancer avec elle, et de la garder auprès de moi.


Christine dit souvent que je suis son roc.

Mais elle est aussi le mien.

Nos corps ne font qu’un.

Aujourd’hui, je me sens comme un corp incomplet, je ne sais plus vraiment qui je suis.

Je dois continuer sans elle. 

Mais je ne sais pas comment faire.

Je ne sais pas comment apprendre à vivre dans un monde où elle n’est plus là.

Je sais seulement que je dois continuer

Continuer malgré la douleur et le manque Continuer pour nos filles, je lui ai promis.

 

J’ai veillé Christine pendant quinze jours.

Je dormais à côté d’elle, chaque nuit.

J’étais là quand elle m’appelait. Je lui lisait des messages. 

Je la nourrissais.

Je l’entendais respirer.

Je sentais la chaleur de sa main dans la mienne. Je lui caraissais les cheveux.

Nous échangions lorsqu'elle n'était pas trop fatiguée.

Tant qu’elle était avec moi, cela me suffisait. Je n’avais besoin de rien d’autre que de sa présence.

Puis la séparation est arrivée.

Brutale. Inimaginable.

Après avoir passé quinze jours à être là, tout près d’elle, son absence depuis une semaine est d’une violence terrible.

 

Aujourd’hui, je ne veux pas seulement te dire au revoir.

Je veux te dire merci.

Merci pour notre rencontre.

Merci pour ces vingt-sept années.

Merci pour Claire.

Merci pour Clothilde.

Merci pour Constance.

Merci pour Aliénor.

Merci pour ton sourire.

Merci pour ta façon d’écouter.

Merci de nous avoir fait voyager.

Merci pour ta façon d’aimer.

Merci de m’avoir aimé.


Tu me manques chaque jour.

Je t’aime depuis notre premiere rencontre.

Je t’aime aujourd’hui.

Je t’aimerai tout le temps.

 

Organisation du vendredi 4 septembre 2026

13h30 : Recueillement à la Maison Funéraire de Plaisir

Pour ceux qui souhaitent la revoir une dernière fois (il y a peu de place pour les voitures et peu de place dans la salle)

📍 18 bis rue de la République, 78370 Plaisir

📞 01 30 55 30 66


14h00 : Départ de la Maison Funéraire de Plaisir


14h30 : Cérémonie à l’Église Saint-Vincent-de-Paul

Tout le monde est invité.

📍 Place Saint-Vincent-de-Paul, 78450 Villepreux

📞 06 95 57 13 20


16h30 : Inhumation au Cimetière Pierre-Grenier. Pour ceux qui le souhaitent.

📍 48 avenue Pierre-Grenier, 92100 Boulogne-Billancourt

📞 01 55 18 42 97


Enfin, nous pourrons recevoir à la maison ceux qui le souhaitent pour un dernier moment de partage mais afin de pouvoir nous organiser au mieux, merci de nous prévenir de votre présence et du nombre de personnes qui vous accompagneront par sms.

 

 

C’est avec une infinie tristesse et le cœur dévasté que je vous annonce le décès de Christine Quéau L’Hostis, à l’âge de 57 ans, ma femme, mon amour, et la maman d’Aliénor, Constance, Clothilde, Claire et Margerie. 


Pendant ces 18 derniers mois, Christine s’est battue avec une force et un courage immenses contre le cancer. Elle s’est battue de toutes ses forces, jusqu’au bout, sans jamais se plaindre, avec cette volonté de vivre qui ne l’a jamais quittée. Mais cette terrible maladie ne lui a finalement laissé aucune chance.


Cette nuit, le 29 août 2026, vers 0h15, à Kernescop, Lohuec, en Bretagne, dans la maison que nous avions restaurée ensemble, une maison chargée d'histoire familiale où est né son père et qu’elle appelait « son petit paradis », nous étions tous les six réunis auprès d’elle : ses quatre filles et moi. Nous la veillions tout en écoutant la musique qu'elle aime. Nous étions là, près d’elle, comme nous l’avons été tout au long de ce combat. Christine s’est éteinte paisiblement. Elle est partie entourée de ceux qu’elle aimait, dans la douceur et dans l’amour.


Il est impossible de trouver les mots pour dire le vide immense qu’elle laisse derrière elle. Christine était ma femme, ma compagne de vie et la maman de nos quatre filles. Elle était une partie de chacune de nos vies. Très cultivée et intelligente, elle était professeur d’histoire-géographie depuis 30 ans, un métier qu’elle exerçait avec passion et qui lui ressemblait : elle aimait transmettre et apprendre. Mais Christine était aussi une très belle personne. Elle savait écouter, elle s’intéressait sincèrement aux autres et savait leur donner de l’attention. Tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin l’ont aimée.


Dans ses derniers instants, après nous avoir dit : « J’ai mal, je n’en peux plus. Je me suis battue, mais j’ai mal », elle a encore pensé à ses filles : « Faites dans la vie ce que vous voulez. Je suis fière de mes filles. Elles sont belles. »


En s’adressant à moi, elle a répété sept fois : « Je t’aime ». Puis elle m’a demandé de faire attention aux filles.


Enfin, elle a ajouté : « Je voulais vous montrer que la vie est belle, j’aurais aimé avoir plus de temps pour apprendre. Tout droit pour apprendre. Je vous aime tous.»


Ces mots resteront gravés en moi pour toujours.


Aujourd’hui, notre douleur est immense. Mais au milieu de cette douleur, nous garderons précieusement tous les souvenirs, tous les sourires, tous les moments partagés et tout l’amour qu’elle nous a donné. Nous garderons surtout cette femme merveilleuse qu’elle a été, sa façon d’aimer, d’écouter, de s’intéresser aux autres, et cette lumière qu’elle apportait autour d’elle.


Tu nous manques déjà terriblement.


Merci à tous ceux qui lui ont témoigné leur amour, leur affection et leur soutien pendant ces 18 mois. Merci également à tous les soignants qui se sont occupés d’elle au quotidien, avec tant d’attention, de dévouement et d’humanité.


Repose en paix, mon amour.


Nous t’aimions, nous t’aimons et nous t’aimerons pour toujours.


Jean-Paul Quéau L’Hostis


Et nos quatre filles Claire, Clothilde, Constance, Aliénor

Ceremonija
Petak 04/09/2026Na 14:30
Église Saint-Vincent-de-PaulPlace Saint-Vincent de Paul78450, Villepreux
Sahrana
Petak 04/09/2026Na 16:30
Cimetière Pierre Grenier48 avenue Pierre Grenier92100, Boulogne Billancourt
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